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LE DOMAINE PONS GRALET c'est :

9 hectares sur trois styles de parcelles …:

Basalte/schiste : type terroir Maury
• à l’ « Esbourguère » sur la route de Tuchan avec trois cépages : Syrrha, Mourvèdre et Carignan vielles vignes (50 à 60 ans pour la majorité et jusqu’à 95 ans pour une vingtaine de pieds !)
• à « Ria-sol » le muscat

Argilo-calcaire :
• Plateau du « Moula » : carrignan, grenache noir et syrrha
• « Ribes de Montauriol » (croisement Tuchan/Tautavel) : carrignan
• Les Girouneilles : vermentino

Schiste : au col de la creu , colline de la Bade : macabeu, carrignan , syrrha, grenache noir et muscat

….et des cépages traditionnels du terroir catalan

- carrignan
- grenache
- maccabeu (blanc)
- muscat d'ALexandrie et petits grain...

Cette diversité permet
- aux argilo calcaire d’affirmer des tons plus taniques, avec plus d’épice (arôme de garrigue…)et plus de rondeur
- aux schisteux : de produire des vins plus complexe, plus fin, avec des tanins plus vifs, plus portés sur le fruit rouge : griotte, cerise…


Une culture biologique du raisin…

Ou comment comprendre pourquoi nous sommes passés d’un réel, mais instable équilibre chimique à base de fongicide, pesticides herbicides et engrais assurant une production en grande quantitié au choix du rétablissement d’un écosystème naturel mais moins productif : diminution par deux en 4 ans de notre rendement à l’hectare ?

Comment en bio lutter contre les maladies de la vigne ?

Pour la culture biologique : en vigne seul les produits « naturels » sont utilisés.

Les deux plus courants sont la bouillie bordelaise et le souffre. La première de couleur bleue permet le traitement contre le mildiou : un champignon qui prolifère avec l’humidité. Le second, jaune, permet de rémédier à l’odium maladie de la vigne. Ces traitements moins nocifs pour la vigne que les produits chimiques lui permettent donc de conserver sa résistance naturelle. La sécheresse de ces deux dernières années fait que nous ne pratiquons plus que le traitement anti odium.

Comment lutter contre les insectes qui détruisent parfois l’outil de travail ?

Par contre la vigne connaît aussi, l’attaque d’insectes prédateurs comme la flavescence dorée : insecte ailé piquant la sève des feuilles et inoculant une maladie qui fait mourir la souche en moins de deux ans. Ou encore : l’eudémis : un petit papillon qui pose ses larves dans les grains de raisins et produit de la pourriture.
En culture biologique il est possible d’utiliser le « roténone » qui est un pyrètre : un insecticide naturel trouvé sur une plante. La réussite du traitement n’étant qu’à 50 ou 60%, les recherches actuelles tentent de mettre au point un organo phosphoré plus puissant qui permettrait d’atteindre : 80% de réussite.
Là encore, le non traitement favorise le développement des prédateurs naturels de ces insectes nuisibles. Notre choix est allé dans ce sens, en privilégiant les parcelles saines et en nous débarassant des vignes situées sur des bas-fond particulièrement fragilisés.

Comment lutter contre la mauvaise herbe ?

La troisième opération qui en production conventionnelle nécessite le recours à des produits chimiques supplémentaires est le desherbage. Ici encore, les multinationales de l’agro chimie n’ont de cesse de présenter des produits toujours plus performants face aux mauvaises herbes toujours plus résistantes.
En culture biologique , mais aussi parfois quelques viticulteurs tout simplement consciencieux, procèdent à des labours qui détruisant les mauvaises herbes permettent aussi d’aérer le sol . Cette technique détruit également les radicelles que la vigne peut produire à la surface , l’obligeant à aller chercher sous son pieds toujours plus loin les nutriments nécessaires à son équilibre écologique. C’est un élément essentiel de la résistance de la vigne aux attaques diverses d’insectes et de champignons. Résistance que la culture biologique accroît en ne rajoutant pas d’engrais chimique comme le préconise la culture conventionnelle . Le pourrissement des coupes d’herbe et surtout celui des sarments broyés et laissés au pieds des ceps assure aussi une nourriture à la vigne. Au total, la terre retrouve un équilibre biologique et son environnement d’insectes.


Comment avons-nous organisé notre reconversion en culture biologique ?

Pour ce qui nous concerne, notre entrée dans la culture biologique du raisin dès 2002-03 s’est accompagnée d’une réflexion sur les types de parcelles à conserver.

Les vignes qui produisent en quantité, sont aussi celles qui sont les plus fragiles : situées dans des bas fond plus humide par exemple elles sont plus pérméables aux maladies. Nous avons donc choisi de privilégier les côteaux bien exposés afin de retrouver avec la production biologique un nouvel éco système où peuvent se réinstaller les insectes prédateurs des maladies et des autres insectes nuisibles. Ainsi nous n’avons pas hésité à nous défaire des parcelles à hauts rendements mais plus fragiles que nous avons soit vendues soit arrachée pour conserver les droits de plantation sur des endroits plus propices. Parrallèlement quelques achats sur des côteaux bien exposés et moins sensibles aux maladies nous a permis de diversifier et de rendre plus qualitative notre récolte.

C’est malheureusement la crise viticole actuelle qui a favorisé notre reconversion nous donnant le choix dans l’achat de vignes certes très qualitatives mais jugées trop peu productives pour une culture « chimique » et nous offrant la possibilité de toucher des primes à l’arrachage pour nos mauvaises vignes.

Au total, cette opération a aussi abouti à un retrécissement notable du domaine qui de 12 hectares en 2001 est passé à 7 puis à 9 aujourd’hui avec les nouvelles plantations.
Il faut ajouter que nous avons la chance d’être dans un terroir certes à plus faibles rendements que le reste du département, mais très sec. La bonne exposition de nos terres nous rend peu sensible aux attaques de mildiou, comme lors de l’été 2007, ainsi qu’à celle des insectes. Par contre l’odium reste un problème récurent qui néccessite une vigilance accrue dans nos vignes.

Et en effet… la culture biologique c’est avant tout un autre état d’esprit :
- accepter la vue d’une vigne vivante : avec de l’herbe à une hauteur raisonnable et non pas ces hectares de vigne morte…ou la terre non labourée en devient aussi dure que le caillou
- accepter des rendements moindres au profit de la qualité, de la préservation de la nature,…




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